Périmètre d'observation
Dire précisément ce que l'on observe.
Un observatoire qui prétend tout couvrir ne couvre rien. Nous avons choisi un champ, et nous en dessinons les contours avec précision — y compris là où ils s'arrêtent.
01
Périmètre géographique
Afrique · Europe · Diasporas
Un périmètre tri-continental, cohérent avec la réalité économique du secteur : les œuvres africaines se financent, se fabriquent et se diffusent aujourd'hui entre plusieurs continents. Les observer depuis un seul territoire reviendrait à n'en voir qu'une fraction.
02
Périmètre sectoriel
Dix segments de la chaîne de valeur, de l'écriture d'une œuvre jusqu'à sa rencontre avec un public.
- Cinéma
- Production cinématographique africaine et afrodescendante, financement des longs métrages, coproductions internationales, exploitation en salles, sélection et présence en festivals.
- Télévision
- Chaînes publiques et privées, séries et fictions, flux et programmes de stock, modèles de financement, obligations et politiques de programmation.
- Streaming & plateformes
- Services de vidéo à la demande mondiaux, régionaux et panafricains, structuration des catalogues, place des contenus africains, modèles économiques et conditions d'accès des œuvres.
- Publicité & communication
- Marché publicitaire audiovisuel, contenus de marque, économie de l'attention, production publicitaire comme secteur de professionnalisation des équipes techniques.
- Production
- Sociétés de production, capacités techniques, studios et infrastructures, chaînes de sous-traitance, structuration des métiers et conditions de travail.
- Distribution & circulation
- Ventes internationales, agents et distributeurs, marchés professionnels, mécanismes de circulation des œuvres entre l'Afrique, l'Europe et les diasporas — cœur historique de notre objet.
- Audiences
- Comportements de consommation, mesure d'audience, pratiques numériques et mobiles, réception des œuvres africaines sur les différents marchés.
- Intelligence artificielle & technologies
- Diffusion des usages de l'IA dans la chaîne de valeur, enjeux de droits d'auteur et de propriété intellectuelle, souveraineté technologique, dépendances infrastructurelles, opportunités de production.
- Formation & capital humain
- Offre de formation initiale et continue, certification, transmission des savoir-faire, mobilité et rétention des compétences.
- Politiques publiques, droit & financement
- Cadres réglementaires, dispositifs de soutien, fiscalité, droits d'auteur et gestion collective, coopération culturelle bilatérale et multilatérale, diplomatie culturelle.
03
Ce que nous n'observons pas
Par souci de clarté, notre champ exclut :
- La musique enregistrée, l'édition, les arts vivants et les arts visuels, sauf lorsqu'ils croisent directement la chaîne de valeur audiovisuelle.
- Le jeu vidéo, à l'exception des convergences avec l'animation et les technologies de production virtuelle.
- L'information et le journalisme, sauf sous l'angle des politiques audiovisuelles et de la régulation.
- Toute évaluation d'entreprise, notation financière ou recommandation d'investissement.
04
Nos angles transversaux
Quatre questions traversent l'ensemble du périmètre et orientent toutes nos publications.
- Qui détient les droits ?
- La maîtrise juridique des œuvres conditionne tout le reste.
- Qui finance, et à quelles conditions ?
- Un financement n'est jamais neutre sur le récit qu'il permet.
- Qui décide de la circulation ?
- Produire ne suffit pas ; encore faut-il maîtriser les conditions d'accès aux publics.
- Qui maîtrise la technologie ?
- L'intelligence artificielle redistribue les cartes de la production et de la propriété.
« L'enjeu n'est plus seulement de produire des récits, mais de maîtriser les conditions de leur circulation. »
05
Ouverture
Ce périmètre n'est pas figé. Il s'élargira à mesure que les données deviendront disponibles et que les usages du secteur évolueront. Toute évolution sera signalée et datée sur cette page.
Ce que nous construisons aujourd'hui dessine les récits — et les équilibres — de demain.
L'Afrique et ses diasporas portent une création d'une richesse immense. Ce qui leur a manqué n'a jamais été le talent : ce sont les institutions capables de porter leurs récits jusqu'aux écrans du monde, et d'en assurer la circulation, la valorisation et la maîtrise.
Cet observatoire est l'une de ces institutions. Il ne prétend pas parler à la place des créateurs : il produit la connaissance qui leur permet de mieux négocier, aux États de mieux décider, aux partenaires de mieux s'engager.
Nous croyons que la culture est le plus sûr des langages diplomatiques. Qu'un film qui voyage fait davantage pour la compréhension entre les peuples que bien des déclarations. Et qu'une coopération culturelle équilibrée — fondée sur des données probantes plutôt que sur des représentations approximatives — profite à tous ceux qui y prennent part, au Nord comme au Sud.
La souveraineté narrative ne se décrète pas : elle se construit, à chaque échelon, par des actes coordonnés. Rejoignez-nous. Institutions, écoles, diffuseurs, producteurs, chercheurs, mécènes, créateurs : il y a une place pour chacun dans ce chantier.
L'avenir ne se raconte pas. Il se bâtit ensemble.
